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De l’actualisation d’un thème

De l'actualisation d'un thème astrologique : une démarche essentielle

Le thème de notre naissance est constamment en résonnance avec le mouvement des corps célestes, comme le sont toutes les formes de vie sur terre. Il évolue au fil d’une succession de cycles, plus ou moins importants. C’est ce que l’on nomme l’impact des transits planétaires et des révolutions solaires sur le thème natal.

Connaître la nature et la portée de ces cycles est essentiel pour agir de manière efficace.

Un thème astrologique est un champ de forces, un potentiel à déployer. Le connaître aide à savoir comment faire. Suivre son évolution, sous l’effet des cycles qui s’appliquent à lui, permet de réajuster et d’affiner ce savoir-faire dans les périodes délicates ou les moments-clé de notre vie.

Les transits planétaires

Les planètes, en raison de leurs mouvements constants, transitent à certains moments sur tel ou tel point du thème de naissance. Ces transits, de façon temporaire, donnent de la force ou en retirent, ou encore placent dans des situations qui peuvent surprendre. Mais tous sont constructifs, quand l’être les comprend, les anticipe et les accompagne.

Identifier le temps qui favorise l’action, évaluer le degré de cohérence entre une décision et le moment où elle est prise, est vraiment utile. Cesser de penser en termes de « chance » ou « malchance », dédramatiser les périodes compliquées ou confuses, se débarrasser d’un sentiment de culpabilité, l’est tout autant.

L’analyse des transits planétaires se complète en dressant la révolution solaire de l’année.

La révolution solaire annuelle

La Révolution Solaire est un thème monté pour une année seulement qui va d’un anniversaire de naissance à l’autre et donne le climat de l’année en question, ses facilités et ses difficultés. Ainsi peut-on s’y préparer.

Elle se lit par croisement avec le thème natal, selon un certain nombre de règles. Elle est un complément indispensable à la connaissance des transits évoqués plus haut.

La révolution solaire annuelle se calcule pour le moment où le soleil repasse sur la position exacte qu’il occupait à la naissance. On monte ensuite le thème pour le lieu où l’on se trouvera lors de notre prochain anniversaire. Parfois certains aspects de la révolution solaire peuvent rendre l’année à venir moins légère qu’on le souhaiterait.

Il est alors possible de modifier ces aspects en se déplaçant quelques jours au moment de l’anniversaire. Il faut bien évidemment s’en préoccuper deux ou trois mois à l’avance pour des raisons pragmatiques.

Du diamant au trou noir

Etoile géante rouge R Sculptoris

« La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le mystère des choses. »

Albert Einstein, Comment je vois le monde.

Toutes les étoiles ne meurent pas de la même façon (voir l’article « nous sommes tous des poussières d’étoiles »).

Pour l’immense majorité d’entre elles, lorsque la fin approche, l’étoile se dilate et devient ce que l’on appelle « une géante rouge ». Elle expulse alors, au cours de millions d’années, ses couches externes sous l’effet du souffle de son cœur. Ce cœur, petit à petit, va former un résidu compact nommé « naine blanche ».

Naine blanche

Une naine blanche est un fantôme d’étoile et pourtant sa densité est phénoménale. Elle peut atteindre une tonne par centimètre cube (soit une tonne sur le bout de votre petit doigt).

Ce fantôme d’étoile, blanc au départ, a vocation à refroidir et devenir noir. Composée essentiellement de carbone cristallisé, la « naine noire » finira sa vie sous forme de diamant. Les astrophysiciens parlent de « diamants célestes ». Mais le processus est infiniment lent, si lent qu’aucune naine noire ne s’est encore formée depuis la naissance de l’univers, il y a 15 milliards d’années. Par contre, on peut observer de très nombreuses naines blanches.

Certaines étoiles, beaucoup plus massives et beaucoup plus rares, font l’objet à la fin de leur vie d’une immense explosion. Cette explosion et ses effets ont pour nom  « supernova ». Le temps de l’explosion, la luminosité de l’étoile est égale à celle d’une galaxie entière. Puis le cœur de l’étoile devient un cadavre stellaire infiniment plus concentré encore qu’une naine blanche et laisse place à un nouveau type de corps : une étoile à neutrons.

Les explosions de supernova sont des évènements exceptionnels. On les estime, à peu près, à trois par siècle dans une galaxie.

C’est un rêve absolu d’astronome de prédire l’explosion d’une étoile et de l’observer en direct. Jamais, jusqu’à présent, cela n’a été possible en raison de la rareté du phénomène et du fait qu’il ne dure par ailleurs que quelques minutes. Lorsque les astronomes découvrent dans le ciel une supernova, il est trop tard. L’explosion, fulgurante, est déjà passée. N’est plus visible que la boule de feu, gigantesque et aveuglante, qui suit l’événement.

Nuage de Magellan

En 1987, Yan Shelton, astronome canadien, travaillait dans un observatoire au Chili. Il étudiait une galaxie voisine de la nôtre, le grand nuage de Magellan, lorsqu’il vit un point très brillant absent la veille.

Ses confrères sont tout de suite prévenus puis l’Union Astronomique Internationale. Dans les heures qui suivent, Yan Shelton apprend que des astronomes australiens ont fait le même constat que lui. La nouvelle fait le tour du monde. C’est la première supernova observée à l’œil nu depuis 400 ans. A l’origine de cette tache lumineuse : l’explosion d’une étoile 20 fois plus grosse que le soleil.

Supernova 1987a

Pour la toute première fois, l’étoile ayant explosé était connue des astronomes avant explosion. S’ils avaient su l’imminence de l’événement, ils auraient pu le suivre en direct. L’explosion a été découverte le 24 février 1987 à 1 h 30 du matin. Mais quand avait-elle eu lieu ? Maintenant on le sait : Le 23 février à 7 h 36 minutes, soit près de dix huit heures avant sa découverte.

Enfin, fait rarissime, l’espace peut être témoin d’une « hypernova », fin de vie d’une étoile encore plus massive. Son explosion libère l’énergie de plus de 100 « supernova ». Le cœur de l’étoile s’effondre sur lui-même pour former, alors, directement, l’un de ces fameux ….. trous noirs.

Les astronomes et astrophysiciens parlent de « trou » dans le tissu de l’espace-temps. En réalité, ils ne savent pas s’il s’agit d’un trou ou d’un puits infiniment profond. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une zone de non-retour. A supposer que l’on puisse y entrer, on ne pourrait pas en ressortir. Cette zone de non-retour, ils la nomment «  horizon des évènements » car tout événement susceptible de se produire dans un trou noir est hors de leur portée.

Pour aller plus loin : « Dialogues sous le ciel étoilé » de Hubert Reeves et Jean-Pierre Luminet.

« Nous sommes tous des poussières d’étoiles »

Nébuleuse de la Lyre

« Nous sommes tous des poussières d’étoiles » est une phrase célèbre prononcée par l’astrophysicien Hubert Reeves. Elle résume, de manière poétique, un fait bien réel. Nous devons notre vie à la mort des étoiles.

Petit retour en arrière

Les étoiles naissent dans de gigantesques nuages de gaz et de poussières : les « nébuleuses », nommées aussi « pouponnières d’étoiles ».

Chaque étoile est une sphère de gaz chaud et son cœur : un véritable réacteur nucléaire qui brûle de l’hydrogène et de l’hélium. Dans ce réacteur sont fabriqués des atomes de nature différente en fonction de la taille de l’étoile : carbone, azote, oxygène, magnésium, aluminium, fer, etc … Plus l’étoile est massive, plus elle produit des éléments chimiques lourds.

Nébuleuse d’Orion

Lorsque l’étoile vient à manquer de « carburant », le processus de sa mort est engagé. Son cœur s’effondre lentement sur lui-même tandis que son enveloppe gazeuse est éjectée dans l’espace, y dispersant tous les matériaux qu’elle a produit de son vivant.

Ces matériaux vont permettre la naissance de nouvelles étoiles, de planètes, et l’apparition de la vie sur certaines d’entre elles.

Les éléments qui nous composent ont été formés dans des étoiles disparues depuis plus de cinq milliards d’années : l’oxygène dont nous remplissons nos poumons, l’azote présent dans notre ADN, le calcium dans nos os, le fer dans notre sang.

Toutes les particules de matière qui nous habitent et nous entourent viennent du cosmos et sont liées à la vie et à la mort des étoiles. Il a fallu que des étoiles meurent pour que nous puissions vivre.

Nous sommes donc bel et bien, tous, « des poussières d’étoiles ».

Si vous souhaitez en savoir un plus, voici le lien d’une courte vidéo d’Hubert Reeves : « Poussières d’étoile »

Et si vous souhaitez en savoir beaucoup plus, voici un documentaire sorti en 2011 : « Du Big bang au Vivant »

Basilique de Vézelay

« Chaque âme aime et devient ce qu’elle regarde. »

Plotin, philosophe de l’antiquité, 205-270 après JC.
Ennéades IV,3,8,15

La beauté de la basilique de Vézelay fond droit sur l’âme, sans escale. Nul besoin d’être chrétien. Nul besoin d’érudition portant sur l’époque. Elle s’élève bien au-dessus du dogme et/ou des conventions. Elle rayonne par son amitié avec la lumière. Etre témoin de cette amitié fait un bien fou.

Solstice d’été

Solstice d’hiver

Solstice d’hiver

Au solstice d’été, apparaissent 9 cercles de lumière qui tracent un chemin vers le chœur.

Au solstice d’hiver, le soleil vient éclairer les chapiteaux et dessiner, au sol, des marches lumineuses.

Comment un édifice sacré, célébrant à ce point la lumière, aurait-il pu se passer d’un zodiaque ? Il se trouve dans le narthex, espace situé entre l’extérieur de la basilique et sa nef.

Le narthex ouvre sur la nef par 3 portails, chacun surmonté d’un tympan.

Le tympan du centre est l’un des plus beaux témoignages de l’art roman. Il contient, dans son message, toute la science symbolique traditionnelle des maîtres d’œuvre du Moyen-âge. C’est là que se trouve le zodiaque.

Le placer à cet endroit avait un sens précis. Le message des tailleurs de pierres était clair : « Vous entrez dans un lieu qui s’anime avec la course du soleil, qui vibre selon les rythmes de l’univers et ses lois de création. Oubliez, un instant, le temps inventé par l’homme, linéaire et triste. Laissez-vous imprégner du temps juste, celui que créent les cycles du ciel. »

Le zodiaque est en arc de cercle mais ce n’est pas sa seule particularité. Si vous comptez les médaillons qui le composent, ils sont au nombre de 29 et demi. Les tailleurs de pierre du Moyen-âge, ou les maîtres verriers, faisaient presque toujours alterner les 12 signes du zodiaque avec les 12 travaux de l’année correspondant à chacun d’entre eux : taille de la vigne, moisson du blé etc… C’est le cas à Vézelay.

Abattage du cochon

Sagittaire

Battage des grains

Vierge

Mais cela devrait alors faire 24 médaillons (12 signes + 12 travaux) et non 29 médaillons et demi !

Ces médaillons complémentaires sont en réalité la preuve irréfutable que les zodiaques des cathédrales ne sont pas de simples « calendriers agricoles », comme certains l’ont dit. Un paysan a-t-il besoin qu’on lui indique le moment juste pour moissonner ou procéder aux vendanges ? Les zodiaques sont, en réalité, de fabuleux symboles qui viennent de traditions beaucoup plus anciennes encore et véhiculent une pensée très profonde.

Les deux médaillons qui sont aux pieds de l’arc de cercle, à droite et à gauche lorsque l’on se tient face au tympan, doivent se lire ensemble.

Celui de gauche figure un personnage ayant en main un pain rond et un couteau.

Celui de droite représente un homme tenant une coupe de vin.

Le zodiaque prend donc appui sur un banquet, le partage du pain et du vin. La symbolique du banquet plonge ses racines très en amont du moyen-âge chrétien. On la retrouve en Egypte ancienne et dans tous les cultes à mystères du monde proche oriental. Ici, il célèbre l’année finissante et l’année neuve, l’éternel retour des cycles du ciel qui assurent la vie sur terre. Il invite aussi à la communion des âmes de tous ceux qui, passant sous le tympan central, entrent dans la basilique.

Voici maintenant les trois médaillons et demi qui se trouvent au centre de l’arc de cercle. De droite à gauche, on peut voir une sirène, un acrobate, un chien enroulé sur lui même et, dans le demi médaillon, un oiseau. Au premier abord, ces médaillons sont énigmatiques. Que signifient-ils ? Et pourquoi le Maître d’œuvre les a-t-il insérés au milieu des signes du zodiaque ?

« Tout symbole formule une invitation à l’égard d’une réalité qu’il s’agit d’atteindre. »

Marie Madeleine Davy, 1903-1998, historienne et philosophe française

La sirène a de longs cheveux, bien rangés sur le coté, qu’elle retient de sa main gauche. Sa main droite, elle, ramène le bas de son corps de poissons tout contre son oreille. Dans les mythes qui n’ont pas été déformés, la sirène n’a rien d’une séductrice. Elle est liée à la musique. Elle connaît les secrets de l’harmonie du cosmos qu’elle parvient à reproduire par son chant. Il n’est donc pas si surprenant de la trouver là.

L’acrobate non plus. Renversé en arrière, il forme un cercle avec son corps. Sa souplesse interpelle.

On le rencontre souvent, cet acrobate, dans les édifices sacrés de l’époque, parfois même au grand portail d’entrée des cathédrales comme à Rouen.

Acrobate de Rouen

Il représente un renversement de l’ordre établi, de toutes les conventions, afin d’entrer dans une autre dimension de la pensée. Il symbolise un équilibre dégagé de toute forme de pesanteur, un très haut degré de réalisation spirituelle. Aussi n’est-ce pas un hasard qu’il ait été placé pile à l’aplomb de la mandorle sur laquelle se détache le Christ.

Les Maîtres d’œuvre du Moyen-âge ne représentaient pas, aux tympans des églises, un Christ en croix, supplicié. Ils le faisaient figurer « en gloire » ou « en majesté », sortant d’une mandorle. La mandorle a la forme d’une amande, d’un losange aux angles arrondis. Pour les anciens, elle avait le sens d’une porte entre deux mondes, d’une naissance à un nouvel état d’être. Pour les Maitres d’œuvre, elle était aussi la mère de la Géométrie sacrée. Le contour de la mandorle résulte de l’intersection de deux cercles de même diamètre. A partir de cette base, ils parvenaient à développer tous les tracés qui leur permettaient de bâtir. La mandorle est donc la porte de la Connaissance, celle qui offre de pouvoir construire une demeure digne d’accueillir la lumière. Cela permet de mieux comprendre l’acrobate sculpté juste au dessus et symbolisant tout à la fois un renversement de l’ordre établi, l’entrée dans une autre dimension de la pensée, et l’absence de pesanteur.

Le chien forme également un cercle de son corps mais, cette fois, enroulé sur lui-même vers l’avant. On trouve très peu de choses sur ce chien mystérieux de la basilique de Vézelay. Mais ce qui est certain est que le chien – à travers les mythes et les bestiaires – a toujours été à la fois le symbole de la fidélité, de la loyauté, et celui du guide de l’âme sur les chemins de l’au-delà. On peut se demander si le fait qu’il forme un cercle avec son corps, donc une unité, une cohérence, ne pourrait pas illustrer la fidélité de l’âme à sa quête de lumière sur toute la durée d’une vie, de son commencement jusqu’à sa fin. Mais ce n’est qu’une piste. Il en est surement d’autres.

Enfin, voici le demi médaillon contenant un oiseau. Lorsqu’on le regarde de près cet oiseau, il a les pattes et le bec d’un canard ou d’une oie. Parfois, la grue a été évoquée. C’est possible, bien qu’elle ait un bec plus long et effilé. Quoi qu’il en soit, c’est à la symbolique de l’oiseau migrateur que ce médaillon renvoie. Cet oiseau que bien des textes anciens associent à l’âme, capable des voyages les plus fantastiques au dessus des mers et des continents. L’ami des grands espaces et des courants invisibles. A Vézelay, le Maître d’œuvre de la basilique a placé l’âme-oiseau au cœur du zodiaque et de tous les jeux de lumière qu’il rassemble.

 Le zodiaque complet

Pour finir voici les douze signes de ce zodiaque si extraordinaire. Certains sont pour le moins étonnants comme le Bélier ou le Taureau sculptés avec une queue de poisson, ce qui est rare.

Bélier

Taureau

Gémeaux

Cancer

Lion

Vierge

Balance

Scorpion

Sagittaire

Capricorne

Verseau

Poissons

Remerciements : Les images des solstices en tête de cet article proviennent du site vezelay-visiteur.com.

The true Miss Universe

Nous connaissons tous les images saisies par le télescope Hubble, mais comment s’en lasser ? Ce qu’elles donnent à voir coupe le souffle. Et ce n’est pas tout. Ces images ont le pouvoir, en cas de nervosité, déprime ou agacement, de replacer les choses à une certaine échelle. Merci donc à la galaxie du papillon, à celle de l’œil du chat, à la nébuleuse dite du clown ou de l’esquimau. Elles peuvent être consultées, sans rendez-vous préalable.

Si vous préférez des images fixes, voici un excellent site : sfa-telescopes-tpe

Le soleil

Planisphère, 17ème siècle

Planisphère, 17ème siècle

Dans la page traitant des composantes d’un thème avec ses deux claviers superposés (celui des signes et celui des maisons), nous avons évoqué le soleil. Nous avons vu que dire « Je suis Balance » ou « Je suis Lion », fait référence uniquement à la place du soleil dans le ciel au moment de la naissance. Sur le premier clavier, cette place lui donne son signe. Sur le second clavier, sa maison. Ainsi dit-on par exemple « un soleil Lion de maison deux » ou « un soleil Balance de maison quatre ».

Mais aller plus loin dans l’étude du soleil est possible en traçant – avec des tables astronomiques différentes et spécifiques – un thème qui lui est propre et que l’on nomme « héliocentrique ». Il n’est plus si couramment dressé aujourd’hui ( on se contente du thème nommé « géorotationnel » avec son ascendant et ses maisons) . C’est un tort. Car tout comme, sur le plan astronomique, le soleil est l’étoile centrale du système auquel la terre appartient, il est sur le plan astrologique, l’unité de base d’un être, le centre d’équilibre de ses forces, le cœur de la partition qu’il a à jouer. Les planètes qui tournent autour du lui – et qui ont chacune bien sûr leur importance – sont des formes de réalisation que prend l’énergie du soleil.

Le thème héliocentrique permet de cerner en profondeur ce que sont les composantes majeures d’une personnalité, concept beaucoup plus riche que celui d’individualité.

L’autre thème, articulé autour des deux claviers (signes et maisons) est, le plus souvent, tracé seul. Il est essentiel bien sûr. Il donne les notes dominantes et les nuances entrant dans la composition de l’individualité de chacun. Mais il indique aussi les outils dont l’être dispose pour vivre son soleil de naissance au niveau de conscience le plus élevé. Encore faut-il avoir perçu, auparavant, toutes les potentialités de ce soleil de naissance. Pour cela, il faut aussi dresser, et en tout premier, notre thème héliocentrique.

Une sensation vertigineuse

Rosetta

Rosetta

Et maintenant, une animation interactive en 3D. Elle a été conçue pour suivre dans l’espace, au cours de sa mission, la sonde spatiale Rosetta. Mission incroyable : parvenir à se poser sur une comète. La place de cette animation dans la rubrique «  les plaisirs de l’astronomie » est sans lien avec les aventures mouvementées de Rosetta. Elle a été choisie parce qu’elle illustre de manière ludique la composition de notre système solaire avec les planètes en orbite autour de son étoile centrale. Dans l’ordre et en s’éloignant du soleil : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et enfin Pluton.

Mais surtout, cette animation met en lumière la place microscopique de la terre dans l’univers. La sensation est vertigineuse ! Notre système solaire est déjà impressionnant mais il se détache sur une infinité d’autres galaxies que celle à laquelle il appartient.

Trinh Xuan Thuan, astrophysicien, qui a su comme Hubert Reeves rendre l’astronomie accessible à tous et à toutes, écrit dans son Dictionnaire amoureux du ciel et des étoiles : « Si les galaxies sont comme des demeures qui abritent les étoiles, les groupes de galaxies sont les villages du cosmos. Mais il existe encore de plus grandes agglomérations dans le paysage cosmique. Les amas de galaxies rassemblent quelques milliers de ces « univers-îles » comme Kant les appelait. L’urbanisation ne s’arrête pas là. Les amas de galaxies s’assemblent eux-mêmes à cinq ou six pour former des superamas de galaxies, contenant près d’une dizaine de milliers de galaxies. Ce sont les grandes métropoles de l’univers. »

Vertigineux est un terme faible.

Voici le lien vers le site : Rosetta

(L’animation prend un peu de temps à charger mais cela en vaut la peine. Cliquez et tirez sur l’image pour vous déplacer dans le cosmos.)

La nouvelle musique des sphères

Le concept de « musique des sphères » ou de « musique céleste » est très ancien. On le trouve, par exemple, chez les philosophes grecs de l’antiquité comme Pythagore. Pour lui, l’univers est construit sur des rapports harmonieux que l’on peut ramener à une suite de sons. Il associait les distances entre planètes à des intervalles musicaux.

Ce concept d’un univers musical va connaître, au cours du temps, bien des variantes. Lors de la Renaissance, il sera à la source de gravures magnifiques comme celles-ci.

Naissance du monde à partir d’un orgue. Athanasius Kircher, 1650.

Luminaires et planètes représentés sur un monocorde, Robert Fludd, 1617.

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques travaillent sur la musicalité des étoiles. Ils prennent leurs distances vis à vis des explications et développements donnés par les Anciens mais reconnaissent que leur intuition était géniale. Récemment, des satellites, comme Corot ou Kepler, ont pu étudier les vibrations sonores propres au monde stellaire.

En 2013, Sylvie Vauclair, astrophysicienne et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, a publié chez Odile Jacob un livre sur le chant des étoiles, intitulé « La nouvelle musique des sphères ». (A la fin de cet article, vous disposerez du lien permettant d’en écouter quelques notes.)

(suite…)

La lune

Nous savons de la lune qu’elle influe sur les climats, les marées, les plantes, les animaux. Qu’en est-il sur nous ?

image-lune-web

Lune, XVème siècle, BnF

Tout d’abord, la relation particulièrement forte existant entre la terre et la lune tient au fait qu’elle est notre satellite. Elle résulte aussi de la rapidité des déplacements de la lune sur la bande zodiacale et de la constance des jeux de lumière entre elle, nous et le soleil.

Dans un thème individuel, la lune est en lien avec la sensibilité. Elle est dans un rapport étroit avec la manière dont nous ressentons les êtres et les situations, dont nous agissons ou réagissons. Rien de romantique derrière cette notion de sensibilité. Rien de spécifiquement féminin non plus, contrairement à ce que l’on entend trop souvent. Un corps céleste ne se classe pas en masculin ou féminin. Par contre, il intervient différemment selon le signe zodiacal dans lequel il se trouve à la naissance et selon la maison qu’il occupe.

On examine donc toujours la lune dans son signe et sa maison. On étudie également les « aspects » ou angles qu’elle forme avec les autres planètes. En cela, rien de différent par rapport à l’analyse des autres composantes du thème.

Par contre, il faut ajouter à ces données – et cela est propre à la lune – l’étape de son cycle lors de notre naissance. Etait-elle croissante ou décroissante, ce qui jouera sur son importance dans le thème ?

Enfin, il y a l’analyse des demeures lunaires. Il en existe vingt-huit, une par jour du cycle de lunaison et l’on retient trois d’entre elles : celle qui concerne la lune de naissance bien sûr, mais aussi celle qui correspond à la nouvelle lune ayant précédé la naissance et à l’ascendant de cette nouvelle lune.

Apparaît alors, avec le plus de précision possible, ce monde complexe qu’est la sensibilité pour chacun et chacune d’entre nous.

Vivre avec une étoile

Le 11 février 2010, la NASA a mis en orbite un satellite ayant pour mission d’observer au plus près, et en permanence, la surface du soleil.

Cette mission fait partie d’un programme intitulé « Vivre avec une étoile ».

En 2015, l’agence spatiale américaine a produit une vidéo composée des images les plus impressionnantes parmi celles qui ont pu être collectées. Pour réaliser cette vidéo, elle a assigné une couleur du spectre visible à chaque longueur d’onde spécifique, raison pour laquelle le soleil apparaît rouge, jaune ou bleu.

Les astrophysiciens savent aujourd’hui que le soleil émet des ondes acoustiques, qu’il a « un timbre particulier », « une signature sonore propre ». (Voir l’article sur la musique des sphères)

Notre soleil n’est pas seulement une étoile musicale, regardez donc maintenant – au plus près – ce qui se passe à sa surface. C’est captivant.